Portrait de l’oiseau qui n’existe pas

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Mario Murua, "Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas", 2005 © Alberto Ricci © Adagp, Paris 2018

14 février – 31 mars 2018

Avec la Galerie Claude Lemand, le Musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun, la Bibliothèque municipale de Versailles, le Musée Zadkine

Sur un poème de Claude Aveline

En 1950, l’artiste Claude Aveline dessine sur une feuille volante un oiseau, puis écrit un poème épousant la forme de sa créature : le Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas est né. Retrouvant ce dessin six ans plus tard, il lance alors, comme il se plaît à le nommer, le « jeu de l’oiseau » : communiquant le poème à des artistes de divers horizons, qu’il connaît ou non, il demande à ces derniers de créer leur propre oiseau-qui-n’existe-pas, leur imposant simplement un format. Constituant une première volière entre 1956 et 1963, puis une seconde entre 1978 et 1982, la collection d’oiseaux de Claude Aveline compte 194 spécimens rares, qui ont fait l’objet de deux exposition au Musée national d’art moderne et sont aujourd’hui conservés au Centre Pompidou et à la Bibliothèque municipale de Versailles.

Au début des années 1990, le galeriste et bibliophile Claude Lemand, marié à France Grésy-Aveline, la petite-fille de Claude Aveline, relance le « jeu de l’oiseau » et forme ainsi une « troisième volière », qui continue d’accueillir de nouveaux spécimens au gré des rencontres avec de nouveaux artistes séduits par le poème. Mais, à la différence de Claude Aveline, Claude Lemand n’a pas « cherché à avoir une œuvre unique de 100 ou 200 artistes, mais une multitude d’œuvres d’une vingtaine d’artistes, même si certains n’en feront qu’une ou deux seulement. [Il] ne leur a imposé ni format ni support, mais au contraire les a incités, si le poème les inspirait, à créer plusieurs Portraits de l’Oiseau-qui-n’existe-pas avec les formats, médias et supports de leur choix ».

L’exposition de la Maison des Arts présente ainsi une partie de la collection de Claude et France Lemand, en partenariat avec le musée de l’Hospice Saint-Roch, dépositaire des œuvres, et de la Bibliothèque municipale de Versailles, à laquelle Claude Aveline avait fait don d’archives personnelles.