Le « Radeau » de Géricault 1818-2018

Gérard Rancinan, Le radeau des illusions, 2008 © Gérard Rancinan © Adagp, Paris 2018

14 novembre – 6 janvier 2018

avec Jean-Michel Charpentier, Clarisse Griffon du Bellay, Lionel Guibout et Gérard Rancinan

En juillet 1816, au large des côtes de la Mauritanie, s’échoue la frégate Méduse. Par manque de place dans les chaloupes de sauvetage, une partie des passagers prend place sur un radeau de fortune. Possiblement abandonnés à leur triste sort par le reste de l’équipage, les naufragés du radeau dérivent pendant treize jours avant d’être sauvés par le brick l’Argus. Seuls dix hommes survivront à ce cauchemar…

Ce qui aurait pu ne rester qu’un tragique fait divers est devenu célèbre grâce à une œuvre d’art : Le Radeau de la Méduse, peint par Théodore Géricault (1791-1824), le père du Romantisme. Dès sa présentation au Salon de 1819, le tableau rencontre un vif succès et inspire de nombreux artistes.

L’influence de ce tableau dans l’histoire de l’art ne se dément pas jusqu’à nos jours. Aussi, pour rendre hommage à ce chef d’œuvre dont nous célébrons aujourd’hui le bicentenaire, la Maison des Arts d’Antony convie quatre artistes contemporains ayant abordé au cours de leur carrière cet épisode historique et le Radeau de Géricault : la sculptrice sur bois Clarisse Griffon du Bellay, les peintres Jean-Michel Charpentier et Lionel Guibout, ainsi que le photographe Gérard Rancinan. Pour des raisons propres à chacun et dans des techniques variées, ces artistes apportent une relecture originale et moderne de l’œuvre de Géricault, souvent teintée de la triste actualité de notre société.